PRESENTATION DES DIFFERENTS PROGRAMMES
1. INTRODUCTION
2. HISTORIQUE
3. OBJECTIFS
GENERAUX
4. OBJECTIFS
SPECIFIQUES
5. SITUATION
GEOGRAPHIQUE, SOCIALE ET ECONOMIQUE
6. PROGRAMMES
D'ACTIVITES
6.1.
Généralités
6.2. Le
foyer-ferme
7.
BENEFICIAIRES DU PROJET ET PERSONNEL D'ENCADREMENT
L'association ACHALAY (Pérou) a été reconnue par les autorités péruviennes en janvier 1990. Elle a été fondée pour reprendre la direction du foyer-ferme, pour enfants et adolescents avec problèmes intellectuels et/ou physiques, qui avait été créé en 1981 par Fernande et Paco Cagigao avec le soutien de Terre des Hommes Lausanne. Les enfants avaient grandi, les adolescents d'alors avaient dépassé l'âge limite des programmes de Terre des Hommes Lausanne sans pour autant être aptes à mener une vie entièrement indépendante. D'où la séparation formelle et économique et la création, en janvier 1990, d'une association pouvant administrer légalement le programme.
En 1990
aussi, se crée en Suisse, l'Association des amis de Fernande et
Paco. Ce groupe a pour but d'appuyer matériellement et
moralement le foyer-ferme de San Andrés. En 1994, l'association
change de nom et devient l'Association Achalay, foyer-ferme de
San Andrés. En 4 ans, elle est passée d'un groupe de 37
personnes à plus de 700 membres.
La Chaîne du Bonheur et Terre des Hommes Suisse - Genève ont largement soutenu le projet depuis 1990. Le soutien de la Chaîne du Bonheur s'est terminé en 1994 et celui de TdH Suisse - Genève se terminera en 1997. Leur soutien représentait un montant annuel de 50'000 à 100'000 francs. L'Association Achalay, foyer-ferme de San Andrés qui a financé le projet avec des montants d'environ 150'000 francs par an, en plus du soutien de la Chaîne du Bonheur et de TdH Suisse - Genève, voit ses capacités financières diminuer à cause de la situation économique en Suisse qui limite les capacités des donateurs.
Au Pérou, au foyer-ferme de San Andrés, l'accent est mis sur la responsabilisation, l'éducation et la formation d'enfants et de jeunes marginalisés par la société péruvienne. Un sérieux effort est fait depuis plusieurs années pour promouvoir la production agricole en vue d'un meilleur autoapprovisionnement et d'un autofinancement toujours plus important.
Achalay, c'est un foyer-ferme, une petite communauté de vie, de travail et d'étude qui existe depuis 15 ans, situé à 135 km au nord de Lima (Pérou), où vivent plus de cinquante enfants et d'adolescents, garçons et filles. Ils partagent leur temps entre l'école (primaire, secondaire ou spéciale), l'apprentissage (agriculture, élevage, menuiserie, tannage et confection des peaux de lapins), les tâches domestiques et les loisirs.
D'où est née l'idée du foyer-ferrne de San
Andrés ? Fernande Cagigao, à l'origine du projet avec son mari
Paco, nous l'explique:
Pendant 10 années de travail avec la Fondation Terre des
Hommes Lausanne à Lima, dans un home temporaire pour enfants
malades et convalescents, nous avons donné alimentation, soins
médicaux, traitements de réhabilitation et éducation à une
cinquantaine d'enfants chaque année. Ces gosses, venus de
familles désintégrées ou abandonnés, s'entassaient dans des
hôpitaux psychiatriques, des asiles. Ils nous ont été confiés
par des assistantes sociales, des juges de mineurs, des
paroisses. Ils souffraient de tuberculose, dénutrition,
séquelles de maladies nécessitant un traitement orthopédique,
brûlures, mauvais traitements, etc. Notre but était de les
rendre ensuite à leur famille, s'il y en avait une, après nous
être occupés de promouvoir celle-ci. A l'issue de ces 10 ans,
il nous restait dix-huit enfants laissés pour compte parce que
sans famille, trop âgés et trop handicapés pour être
adoptés.
C'est notre préoccupation pour leur avenir, leur préparation
professionnelle, leur réinsertion dans une société où même
les "normaux" n'ont pas d'emploi qui nous a amenés à
fonder ce Foyer-ferme. Nous fîmes, de plus, le geste symbolique
de sortir de la ville pour aller à la campagne, parce que nous
croyons fermement qu'une partie de la solution des problèmes du
Pérou passe par une revalorisation nécessaire de l'agriculture.
Le terrain nous fut adjugé par le Ministère de l'agriculture :
20 ha de terre sablonneuse et pierreuse, le "Fundo San
Andrés", dont plus de 13 ha sont actuellement cultivés.
Le foyer-ferme est destiné principalement aux enfants de Lima.
Ils étaient 18 au début. Quatorze ans après ils sont plus de
50. Nous recevons aussi des enfants de la région, bien que leurs
problèmes soient différents. Les jeunes arrivent des zones
marginales de Lima, enfants de mères célibataires ou
abandonnés, d'émigrants du terrorisme, de chômeurs. Depuis
quelques années, ils viennent directement de la rue, où ils
chantaient dans les transports publics, triaient les ordures en
quête de nourriture, vendaient des friandises dans les cinémas,
chapardaient. Il y a presque toujours une maman, une tante ou une
grand-mère qui nous les confient en un ultime geste de
sauvetage, "parce que la rue les attire". Selon notre
éthique, aucun calcul de rentabilité n'est à lier à l'accueil
des enfants. Nous prenons au contraire ceux dont personne ne
veut.
En résumé, San Andrés, c'est un FOYER parce que tous y vivent,
une FERME parce que l'exploitation agricole et l'élevage se
développent constamment, mais aussi, une COMMUNAUTE, une GRANDE
FAMILLE parce que tous, petits et grands, chacun dans la mesure
de ses moyens, participent aux tâches domestiques : préparation
des repas, lessives, nettoyages, etc. Et l'essentiel : tous
prennent part aux décisions, qu'il s'agisse des questions
quotidiennes ou du destin de la communauté. San Andrés, c'est
une petite oasis de verdure, de soleil, de joie de vivre pour une
cinquantaine d'enfants arrachés à une misère indicible.
Le programme Achalay foyer-ferme de San Andrés a pour objectif d'accueillir des enfants et des jeunes qui vivent des situations particulièrement difficiles (orphelins, handicapés, battus, exploités, etc.). Il met notamment l'accent sur l'éducation et la formation de ces jeunes, afin de favoriser la réinsertion des aînés dans la société, dans la mesure de leurs capacités, moyennant le complément de la formation professionnelle et la recherche de l'emploi.
Le programme vise aussi à l'augmentation de la production agricole et artisanale, avec l'autofinancement le plus complet possible comme objectif à long terme. En 1996, les ventes des produits agricoles couvraient environ les 25% des coûts du programme.
Le programme tient aussi à venir en aide à d'autres institutions humanitaires extrêmement démunies (réfectoires infantiles, etc.) par des dons de produits agricoles consommables, mais non commercialisables, pour que les jeunes d'Achalay apprennent également le partage et la solidarité. Il prend aussi en compte les plus âgés de la communauté, que leur handicap empêche de devenir indépendants du foyer. La réinsertion dans la société de ces jeunes passe souvent par une aide individuelle et à la famille.
Les principaux objectifs sont les suivants:
5. SITUATION GEOGRAPHIQUE, SOCIALE ET ECONOMIQUE
L'exploitation agricole
San Andrés (foyer-ferme) est située à 135 km au nord de la
capitale du Pérou et à 30 km de la côte en direction de
l'intérieur du pays (Irrigation Santa Rosa, District de Sayan,
Province de Huacho, Département de Lima). La zone s'appelle
"Yunga", à environ 600 m. d'altitude et jouit d'un
climat tempéré. Le thermomètre ne baisse pas au-dessous de 8
°C la nuit en hiver, et monte jusqu'à 30 °C le jour en été.
Bien que le Pérou soit un pays dont l'histoire est millénaire, le peuplement de cette région ne date que d'une quarantaine d'années. Il s'est produit suite à la construction d'un canal déviant une partie des eaux de la rivière Huaura pour irriguer 6500 ha qui faisaient partie du désert côtier. D'où son nom d'irrigation Santa Rosa.
Il s'agissait d'un ouvrage privé et les terres furent vendues. Des haciendas se formèrent, d'une surface moyenne de 300 ha. Les mesures d'expropriation dues à la réforme agraire des années septante menèrent au regroupement de diverses haciendas en quatre ou cinq coopératives agricoles, lesquelles coexistaient avec des propriétaires de moyenne importance (jusqu'à 50 ha) non touchés par l'expropriation, ainsi qu'avec une multitude de petits propriétaires, ou "parceleros" (pas plus de 3 ha chacun) qui se groupèrent à ce moment-là en Communauté paysanne de Sayan-Lachay (environ 400 membres). L'une des coopératives, qui jouxte le foyer-ferme, est formée d'un millier de membres, d'anciens ouvriers agricoles. Ils cultivent ensemble 5000 ha, avant tout de canne à sucre et d'arbres fruitiers (agrumes, etc.). Cette coopérative de production, comme beaucoup d'autres, rencontre de graves difficultés : manque de dynamisme de ses membres, nouvelles mesures légales visant à la privatisation, absence de crédits et d'appuis techniques. Une "commission d'irrigation" qui regroupe un millier d'agriculteurs de diverses importances, s'efforce de répartir l'eau au mieux.
La production agricole n'est pas soutenue par
l'Etat. Un tiers de la terre n'est pas cultivée. Généralement,
les cultures sont choisies sans coordination ni planification, de
sorte qu'il y a souvent soit pénurie, soit surproduction
entraînant une chute des prix. Les infrastructures sont faibles,
quasi inexistantes; l'école, médiocre, n'est pas adaptée au
milieu rural. Le gouvernement ne remplit pas son rôle dans le
développement de la région.
Les coopératives croulent sous leurs dettes, chaque année plus lourdes, contractées auprès de l'Etat. Depuis plusieurs années, les paysans n'ont plus d'accès aux crédits agricoles. Les petits paysans, quant à eux, survivent d'une manière qui tient du miracle et voient leur niveau de vie baisser régulièrement. Conséquence pour la population: absence de valeurs morales, de dynamisme, manque d'objectifs, impossibilité de progresser économiquement. Pour les jeunes de la campagne, les difficultés sont, avant tout, d'ordre économique: l'école n'offre ni formation, ni éducation adéquates et les débouchés manquent en fin de scolarité.
Les activités développées par le foyer-ferme San Andrés se subdivisent en différents programmes :
- Le foyer-ferme. C'est le centre du projet, il s'articule autour de 3 programmes :
- L'aide individuelle et familiale. Ce programme s'est créé dans le but de maintenir le contact avec la parenté des enfants pris en charge dans le foyer-ferme. Un contact qui doit être maintenu, voire développé, lorsqu'il existe, pour que la réintégration dans leur famille soit facilitée. La situation dramatique que vit la majorité de ces familles nécessite parfois une aide individualisée: appui nutritionnel ou sanitaire, reconstruction de l'habitat ou lancement d'un petit négoce, travail temporaire comme ouvrier agricole à la ferme, etc.
- L'aide à d'autres institutions. Ce programme permet d'aider d'autres institutions aux objectifs similaires à ceux d'Achalay pour qu'elles puissent offrir une alimentation adéquate aux enfants à leur charge. Il s'agit de donner la possibilité aux jeunes du foyer-ferme de produire pour aider d'autres enfants (près de 750) et exercer ainsi la solidarité, valeur essentielle de l'objectif pédagogique du projet.
Une vision d'ensemble de ces différents programmes et leur mise en relation entre eux est assurée par la direction du projet. Cette direction est assumée par Fernande et Paco Cagigao, les fondateurs.
Le foyer-ferme, rappelons-le, c'est une petite
communauté de vie, d'étude et de travail qui regroupe une
cinquantaine d'enfants et de jeunes, le personnel d'encadrement
et leur famille. C'est une sorte d'entreprise mixte: à la fois
un foyer où l'on élève enfants et jeunes gens, un centre
éducatif où l'on offre connaissances et techniques, mais aussi
exploitation agricole qui recherche la rentabilité. Le succès
de ce programme réside dans l'équilibre adéquat de ces trois
objectifs nommés dans l'ordre des priorités. Des objectifs qui
nécessitent l'utilisation d'une méthodologie bien définie.
Méthodologie de travail
L'expérience de Fernande et Paco Cagigao leur
a permis de mettre au point, avec les années, une méthodologie
de travail bien adaptée aux réalités des enfants du
foyer-ferme. "Pour nous, explique Fernande Cagigao,
le plus important est la relation qui s'établit avec les enfants
et les jeunes que nous accueillons. Ils nous arrivent
"brisés", maltraités, humiliés, ils ont tôt appris
la crainte et la méfiance. Nous devons nous organiser de façon
à ce que chacun soit accepté en tant qu'individu, avec toutes
ses particularités. Qu'il soit écouté lorsqu'il a quelque
chose à dire, qu'il soit respecté. Nos attitudes, et non pas
seulement nos paroles, doivent lui faire comprendre qu'il a droit
à l'amour et à la dignité. Ceci est fondamental: même si tout
le reste échouait, nous permettrions au moins aux enfants de
construire en eux-mêmes une intégrité et une cohérence
propres à leur donner un état d'esprit positif, un sentiment
constructif de la vie et des valeurs. Ce ne sont pas des mots,
c'est le produit de notre expérience.
Pour le second objectif, la méthode éducative découle des
caractéristiques des gosses que nous recevons: la famille
détériorée ou inexistante, l'absence de scolarité, la
malnutrition chronique, autant de facteurs qui limitent chez les
enfants la faculté de penser. Le manque de rigueur logique, la
faible capacité d'abstraction, entre autres, rendent le travail
intellectuel beaucoup plus difficile et, jusqu'à un certain
point, infructueux. On peut tenter d'y remédier dans la mesure
des possibilités de chacun, bien sûr, mais les travaux
pratiques ont un caractère prioritaire. Les enfants doivent
apprendre en s'exerçant et en prenant des responsabilités. Les
éducateurs montrent, veillent et supervisent, les aînés
apprennent aux cadets, ceux qui savent à ceux qui ne savent pas.
Toute l'ambiance doit être organisée de façon à ce que la vie
quotidienne soit la principale source d'apprentissage.
Nous sommes organisés comme une entreprise qui produit et qui
vend et nous avons l'espoir d'arriver un jour à
l'autofinancement. Mais nous devons veiller à ne pas nous
laisser aveugler par cet aspect économique. Nous savons que nous
devons accepter nos limites dans ce domaine. Le plus important
reste le développement harmonieux des enfants, adolescents et
jeunes adultes et leur apprentissage professionnel quotidien en
vue d'une réinsertion future, dans toute la mesure du
possible".
Prise en charge
La fonction tutélaire est la plus importante du foyer-ferme, elle implique la protection, la responsabilité envers chacun des enfants et des jeunes.
"Nous recevons des enfants provenant de familles désintégrées ou qui, simplement, n'ont jamais existé, explique Paco Cagigao. Ils nous arrivent à travers d'autres institutions, étatiques ou privées, religieuses ou laïques. Ou encore par des particuliers, parfois ces enfants viennent d'eux-mêmes. Une sélection est inévitable : des enfants de la rue (ou "en transit" dans la rue) sont "candidats", en particulier lorsqu'ils souffrent de tuberculose ou retard mental modéré, de maladies infectieuses, de problèmes orthopédiques ou neurologiques. De plus, priorité est donnée aux frères et soeurs d'enfants du Foyer-ferme".
Cette prise en charge comprend notamment l'alimentation, la santé, l'habillement, la propreté et l'hygiène. Paco Cagigao les résume ci-dessous :
Aspects pédagogiques
Tous les enfants et les jeunes du foyer-ferme suivent une scolarisation (primaire, secondaire ou spéciale). Ils reçoivent aussi une formation à travers les diverses activités productives décrites plus loin. Pour Paco Cagigao, les différents aspects pédagogiques sont divisés de la manière suivante :
Activités de production
Différentes activités productives sont
développées au foyer-ferme, tant pour la formation des jeunes
que pour viser en partie à l'autoapprovisionnement et à
l'autofinancement.
Agriculture et élevage
Le foyer-ferme (domaine San Andrés) compte plus de 13 hectares en culture. La production prévue et son utilisation en 1997 est détaillée dans un tableau remis en annexe au plan de travail 1997.
Les principales productions sont les suivantes :
7. BENEFICIAIRES DU PROJET ET PERSONNEL D'ENCADREMENT
Le nombre d'enfants du foyer-ferme s'élève entre 45 et 50. Il s'agit de jeunes âgés de 5 à 20 ans (2/3 de garçons et 1/3 de filles). La moyenne d'âge est de 13 ans environ. De plus, 6 enfants du personnel d'encadrement vivent aussi au foyer-ferme. Chaque année, environ 5 à 6 jeunes quittent le foyer pour tenter leur intégration dans la société péruvienne.
Que deviennent ces jeunes ? Fernande Cagigao
nous l'explique :
Il y a toute une volée de jeunes qui a pu prendre son envol
(environ une soixantaine), tant bien que mal, compte tenu de la
situation précaire du pays. Leur situation actuelle est fragile,
mais combien méritoire.
Parmi eux, trois frères, guéris de tuberculose avancée, qui
ont terminé leur secondaire lorsqu'ils étaient chez nous, ont
pu reprendre le poste de marché ayant appartenu à leur père,
en prison (la maman est décédée de tuberculose).
Un autre, de maman malade mentale et dont le père a abandonné
le foyer, est devenu informaticien, soutien
de famille (une soeur et un frère).
Un jeune, âgé seulement de 18 ans, a décidé de quitter San
Andrés pour pouvoir protéger et aider sa maman et ses
soeurettes, dans un faubourg de Lima. Nous lui avons agencé une
échoppe au marché de son quartier. Il y vend, entre autres,
quelques-uns des produits de notre ferme. Il termine sa
scolarité en suivant l'école du soir. Il joue déjà le rôle
de chef de famille.
Pour les jeunes filles, l'une est devenue auxiliaire d'infirmerie
et a trouvé du travail dans un hôpital de la capitale. Une
autre est jardinière d'enfants. D'autres encore travaillent dans
des familles, ayant à charge des petits enfants; elles savent se
faire respecter et exiger des horaires et salaires décents.
Quelques jeunes gens ont tenté leur chance comme éleveur de
volailles; tous n'ont pas réussi, à cause de l'instabilité des
prix et du pouvoir d'achat extrêmement bas des consommateurs.
En cas d'échec, ces anciens nous reviennent parfois, et nous les
accueillons comme nous le ferions de nos propres enfants. Nous
leur trouvons du travail au sein de notre communauté, souvent
ils y jouent de plus un rôle d'éducateurs. La plupart du temps,
ils tentent à nouveau de devenir indépendants.
D'autre part une dizaine de jeunes adultes âgés de 21 à 30 ans, font partie de la Communauté des adultes handicapés.
L'encadrement de des enfants et des adultes handicapés est assumé par 12 personnes. Quatorze autres collaborateurs s'occupent des travaux agricoles, de l'artisanat et de l'administration.